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Qui êtes-vous ?

Ma photo

Depuis toujours, la création est pour moi aussi nécessaire que l'eau et l'air. L' écriture et l'expression plastique sont deux voies privilégiées qui m'ont toujours accompagnée, mais j'aime également expérimenter d'autres techniques : modelage de fil de métal, de terre, photo, assemblages, détournement et rénovation d'objets et de meubles, décoration... 

Ce blog vous permettra de découvrir quelques uns de mes textes. 
Et quelques essais d'illustrations... 

dimanche 19 mars 2017

Albert Fleury

Au fait !  Je ne vous ai pas encore parlé 
de notre projet d'anthologie 
de l'oeuvre poétique d'Albert Fleury. 


C'est un poète magnifique qui a publié pas moins de 19 recueils, 
mais dont l'oeuvre reste très peu connue, 
sans doute en raison de sa personnalité très discrète. 


Il a même été Président de l'ARPA à Clermont-Ferrand. 

Pré-Textes avait réédité en 2012 son unique roman paru : 
"Passage d'Angeline"


Sur ce projet, je travaille avec Irina Dopont et Pascal Pinel, 
tous les deux auteurs de poésie et de récits, 
et avec le soutien de Christian Moncelet, 
jongleur de mots. 

Blanc d'encre

Mon dernier livre d'artiste, 
commencé par les jours blancs de givre de janvier : 


Il est composé de peintures blanches monochromes 
et de poèmes écrit à l'encre noire. 





samedi 18 mars 2017

Abécédaire


Peut-être le début d'un abécédaire ? 


Réédition d'une "Petite Ville"



Voici le dernier projet de réédition que j'ai mené avec l'association Pré-Textes. 

Il s'agit de "Petite Ville" de Harry Alis, dont j'ai réalisé 

les illustrations de couverture : 



C'est un un très beau roman de la fin du 19e siècle
dans lequel il décortique la vie provinciale.
Construit comme un roman picaresque,
avec des récits enchâssés dans le récit principal,
c'est un texte de très belle qualité, malheureusement peu connu, 
qui allie poésie, humour et sens du portrait. 

Je vous invite vivement à vous y plonger ! 


mardi 9 août 2016

Maria Penraat



Hier, j'ai animé un atelier d'écriture à Chantelle, 
à partir de l'exposition de peintures 
de Maria Penraat, peintre fauviste. 



Voici les textes que j'ai rédigés : 
le premier à partir d'un extrait d'une de ses œuvres
les suivants à partir de 2 autres de ses tableaux. 




L’homme était couché sous un ciel ensommeillé, cocktail de nuages en dégradé de bleus. 
Il semblait rêver… 
Une brise imperceptible dansait avec les frisures de la mer, moustaches d’écume sur les crêtes des vagues. 
Dans l’océan du ciel, le soleil, d’une lumière tremblante, jouait à cache-cache sa suite en ocre et bleu…
Et alors… ?



C’est l’été. C‘est le Sud.
La lumière, éclatante, fait plisser les yeux.
A l’ombre du pin parasol, je m’assois pour respirer l’air de la mer, la quiétude de cette fin d’après-midi.
A l’horizon, les montagnes se dessinent avec des reflets d’ocre rouge et de violet. Par-dessus, le ciel s’étale, immense, intense, vibrant.
La mer bruisse. Les collines bruissent. Les insectes, les oiseaux. Chacun y va de son babil.

C’est l’été. C’est le Sud.
Silence habité d’une fin de journée.
Douceur. Abandon. Communion.
Je suis la mer, l’air et le ciel. Je les respire. Je m’en emplis.
Ils sont moi. Ils sont en moi.
Et je suis en eux. 





    Elle se tourne et me regarde par-dessus son épaule, le regard questionnant ma présence, comme un intrus dans son espace intime, vital.
A quoi pense-t-elle vraiment derrière ce masque de couleurs vives ?
A quoi pensait-elle avant que je ne vienne ?
De quelles images sont peuplés ses rêves, son imagination, ses espoirs ?
Sous cette peau vibrante, dans les pulsations de ce cœur, dans les respirations de ce flanc, quelle vie secrète s’y développe ?
Qui est-elle ? 



mardi 15 mars 2016

La Chasse aux champignons


A partir de la réalisation d'un catalogue d'objet loufoques,
 que je vous montrerai dès que possible, 
voici un petit texte qui reprends certains de ces objets (en bleu) : 



Ce matin, à peine le soleil levé et coiffée de mon bonnet-radis-qui-pousse-à-l’envers, je suis partie à la chasse aux champignons. A la chasse aux champs, à la chasse aux champignons.

Pas plus loin que le bout de mon nez, j’ai rencontré un lapin enrhumé. Il m’a proposé des gélules à se poser des questions sans réponses mais j’ai préféré décliner : les gélules à se poser des questions sans réponses, c’est mauvais pour la sérénité. Et mon chemin, j’ai continué…

Mais après quelques enjambées est quelques embardées, mes pieds se sont échauffés pour de vrai ─ la bile peut-être bien ─  ou tout au moins le sang. Il faut dire qu’avec mes escarpins faux-jumeaux, il n’est pas simple de marcher dans une seule direction.
L’un voulait prendre à gauche et couper par le bois pour trouver des girolles. L’autre voulait continuer par la droite, dans les grands près qui longent la rivière à la recherche de mousserons.
Au bout du compte, le premier faisait les cent pas tout en dévidant le fil de ses récriminations, tandis qu’en écoutant vaguement et l’ai absent, le deuxième tournait en rond.

Au loin, le long du pré, est passé un bouhoume qui a dû me trouver fort agitée du bocal en me voyant gesticuler comme une majorette déchaînée.

Et finalement, à force de piétiner ainsi dans la terre mouillée, mes escarpins se sont plantés comme deux bâtons tout embourbés et incapables de bouger. 

Je les ai laissés continuer à se disputer et j’ai poursuivi nus pieds ma chasse aux champi, ma chasse aux champignons.


                                                        

Chute



Dans la verdure
Et les pourpres
Le sol s’est soudain
Dérobé sous mes pieds
Glissant et escarpé
Raviné par les orages 
violents
Tu étais partie
Et je ne savais plus
Me tenir 
Debout